MATERNITE

Les chaleurs - Le choix d'un géniteur - Généalogie et Consanguinité - La saillie
La gestation - La mise-bas - La croissance - La puberté

LES CHALEURS

Le cycle oestral se déroule sur six mois et se divise en quatre phases qui sont le pro-oestrus (avant l'ovulation), l'oestrus (qui dure neuf jours, les pertes rouges prennent une teinte rosée puis jaune clair), le metoestrus (après la ponte ovulaire, d'une durée de deux mois) et l'anoestrus (période de repos hormonal).
Les premières chaleurs chez la femelle surviennent généralement entre 8 et 12 mois mais certaines peuvent être plus précoces. Ensuite, elles se produiront tous les six mois en moyenne (le mâle, lui, peut procréer à n'importe quel moment de l'année dès qu'il est devenu adulte).
Les symptômes sont les suivants : gonflement de la vulve, pertes sanguines et messages chimiques attirant les mâles).
A l'approche de l'ovulation, la chienne devient plus réceptive au mâle, ce qui peut augmenter les risques de fugue. Il suffit de lui gratter les reins pour la voir se cambrer et présenter sa vulve.

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LE CHOIX D'UN GÉNITEUR

Votre choix se portera sur un étalon selon les propres caractéristiques de votre chienne mais également les siennes. Le standard sera à ce moment-là fort utile.
Grâce aux lois de la transmission des caractères, il est bien loin le temps de la sélection empirique pratiquée par les éleveurs d'autrefois. Tout au moins, il est à souhaiter que nombre d'éleveurs d'aujourd'hui, soucieux de conserver et améliorer les qualités de la race dont ils s'occupent et d'éliminer les défauts, possèdent les rudiments de base nécessaires à une bonne sélection englobant le type, la conformation et le tempérament.
Si vous êtes néophyte, faites confiance à l'éleveur que vous aurez choisi (cela peut être celui qui vous aura vendu la chienne) qui saura vous proposer l'étalon qui conviendra le mieux.

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GÉNÉALOGIE ET CONSANGUINITÉ

phénotype
Ensemble des caractères visibles (ce sont ceux qui sont jugés en concours) d'un sujet tant au plan morphologique que comportemental.
génotype
Potentiel héréditaire d'un géniteur que l'on évalue par l'examen du plus grand nombre de descendants.
gènes
Éléments du chromosome qui conditionnent la transmission de l'hérédité.
locus
Gène de base déterminant une forme de caractère.
allèles
Différentes formes que peut prendre un gène dans un locus donné.
gènes dominants
Ils suppriment les caractères de leurs partenaires de la même paire ; le caractère dû à un gène dominant apparaît automatiquement même s'il n'est hérité que d'un seul parent.
gènes récessifs
Ils apparaissent s'ils sont hérités des deux parents, sinon ils sont masqués par les gènes dominants.
homozygote
Individu qui porte un couple de deux facteurs dissemblables.
inbreeding
Consanguinité étroite avec un ou plusieurs ascendants présents plusieurs fois sur le pedigree.
outcross
Accouplement de deux géniteurs n'ayant aucun ascendant commun dans leur généalogie.
retrempe
Dans les élevages travaillant toujours avec les mêmes géniteurs, l'éleveur peut décider d'utiliser un sujet issu d'une lignée complètement étrangère à celle de ses reproducteurs pour juguler les méfaits de la consanguinité étroite.

En élevage, on parle de souche, de lignée et de famille. Voyons tout d'abord la souche.
La plupart des races descendent d'une souche commune avec des frères et soeurs de portée ou un couple. Pendant les premières générations de sélection, on obtient une homogénéité de caractéristiques morphologiques. Tout repose donc sur la souche de base (la lice de départ). Mais la dispersion des sujets issus d'une même souche va créer de nouvelles familles et d'autres lignées.
Le courant de sang, appelé également lignée, fait souvent remonter à un étalon particulièrement remarquable par son phénotype et son génotype. Cette méthode de sélection est la plus utilisée mais a ses limites car elle fait fi de la valeur des géniteurs et de leur complémentarité.
A l'origine d'une famille (sujets portant le même affixe mais issus de géniteurs différents), il y a toujours une souche reconnue. Après sélection sur plusieurs générations, des caractéristiques communes ont été fixées et l'on peut reconnaître chez la plupart des sujets issus du même élevage la trace de l'éleveur. La retransmission d'un type identique est la confirmation de la qualité de cette souche de base mais peut parfois amener l'éleveur à avoir recours à la retrempe pour éviter une consanguinité trop étroite.
La consanguinité fait bien souvent peur, mais en ne nous plaçant pas sur un plan anthropomorphe, il n'y a pas lieux pour fixer un type. Mais s'agit-il de consanguinité étroite ou éloignée ? La première est la méthode la plus rapide mais comporte un danger évident de fixer aussi bien les qualités que les tares, en n'oubliant pas qu'à court terme, elle amène à une impasse. La deuxième opportunité est bien sûr moins rapide mais laisse plus d'ouverture. On évitera donc d'accoupler un père et sa fille par exemple, mais deux sujets ayant un ascendant commun et de très bonne qualité, par exemple père de l'un et grand-père de l'autre. Quels sont les avantages des unions consanguines ? Faire ressortir le potentiel héréditaire. Les sujets obtenus sont homozygotes, c'est-à-dire purs pour plusieurs caractères précis. On retrouve chez les descendants un même facteur héréditaire présent chez leurs géniteurs (par exemple le bord des paupières ourlé de noir). La consanguinité favorise une plus grande adéquation entre phénotype et génotype en permettant en partie de retrouver les qualités du géniteur chez la plupart de ses descendants, car son phénotype devient l'expression de son génotype.
Mais la consanguinité permet également d'assainir une lignée en découvrant aussi ses faiblesses héréditaires, en détectant et éliminant au fil des générations les porteurs sains (sujets ne présentant pas le défaut incriminé du géniteur mais qui l'ont dans leur génotype). Les inconvénients sont aussi importants. L'accouplement systématique de géniteurs ayant un degré de parenté proche implique de façon définitive la perte de nombre d'allèles au sein de la famille considérée tout en favorisant l'apparition d'un ou plusieurs défauts présents dans le génotype mais que les accouplements antérieurs n'avaient pas encore permis d'extérioriser. Les principaux effets négatifs d'une sélection consanguine sur plusieurs générations sont donc l'apparition dans une certaine partie de la descendance de caractéristiques pouvant être invalidantes bien qu'inapparentes chez les géniteurs, une diminution du poids et de la taille des chiots par rapport aux normes habituelles, la fixation de défauts, des problèmes d'équilibre comportemental et des lices régulièrement vides.

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LA SAILLIE

Avant de prendre la décision de faire saillir votre chienne pour la première fois, il n'est pas inutile de la faire ausculter par votre vétérinaire qui pourra dire s'il existe des risques ou non au moment de la mise-bas.
Il est fortement déconseillé de faire couvrir une chienne dès ses premières chaleurs. Mieux vaut attendre la seconde période de chaleurs. En revanche, la faire couvrir pour la première fois après l'âge de cinq ans peut poser des problèmes.
Par ailleurs, pour préserver la bonne santé de la chienne, il n'est pas bon de la faire reproduire deux fois l'an pendant de nombreuses années.
La chienne sera vermifugée quelques jours auparavant. Avant la saillie, il faut nettoyer les organes génitaux des animaux avec un antiseptique doux. Il est difficile de déterminer la date la plus favorable de la première saillie et d'en faire une norme pour toutes les chiennes bien que la plupart des ouvrages spécialisés affirment sereinement qu'il faut agir le treizième jour. Ce n'est pas si simple que cela, et en toute bonne foi, on peut se tromper quant au premier jour des chaleurs ; de plus, chaque chienne est un cas particulier. Un frottis vaginal (avec la part d'erreur due à l'interprétation) ou encore mieux un dosage hormonal effectué par le vétérinaire indiquera la date la plus propice.
Je préfère compter de 8 à 10 jours après le début des écoulements sanguins. Mais c'est tout à fait arbitraire ; en connaissant bien sa chienne, on remarquera qu'il est parfois nécessaire d'intervenir un peu plus tôt ou lui laisser deux ou trois jours de délai. En tout cas, le moment le plus propice se signalera par un écoulement vulvaire beaucoup plus clair qu'au début. Par ailleurs, l'attitude de la chienne se modifie, aguichant le mâle qui ne s'y trompera pas, lui non plus !
Il est plus prudent de prévoir un rythme de trois saillies à 48 heures d'intervalle afin qu'il y ait au moins une saillie fécondante (plusieurs saillies peuvent l'être, les foetus d'une même portée auront alors des âges différents de un à deux jours).
La copulation va durer entre dix et quarante minutes selon les cas. Cela pourra vous paraître long, d'autant que l'opération est exempte de tout sentiment !
En fait, l'éjaculation chez le mâle comprend trois phases :
- juste avant l'acte, quelques gouttes ne contenant pas ou fort peu de spermatozoïdes apparaissent au bout de la verge afin de faciliter la pénétration,
- l'érection est complète et c'est à ce moment-là qu'il y a le plus grand nombre de spermatozoïdes,
- une nouvelle éjaculation propulse une grande quantité de sperme vers l'utérus.
Durant la "manoeuvre", les bulbes érectiles du mâle sont gonflées de telle sorte à la base de la verge que les deux partenaires sont solidement retenus l'un à l'autre. Aussi, cela empêche le sperme d'être expulsé à l'extérieur lors des contractions de la femelle qui permettent la progression du liquide vers l'utérus. La situation est déjà relativement douloureuse pour la femelle pour ne pas tenter, malgré que certaines d'entre elles se débattent fortement, de les séparer. Bien au contraire, si la femelle réagit mal, il faut la maintenir à tout prix, tout d'abord pour que la saillie ait toutes ses chances de réussir, mais aussi parce qu'une séparation brutale avant que les bulbes érectiles du mâle ne soient dégonflées pourrait déchirer la vulve de la chienne et briser l'os styloïde du pénis du chien.
Pour différentes raisons, il se peut que vous envisagiez de faire pratiquer sur votre chienne une insémination artificielle. Les vétérinaires vous répondront que le taux de réussite est important... mais il n'y a aucune garantie.

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LA GESTATION

Ce n'est qu'à la quatrième semaine qu'on peut s'assurer que la saillie sera suivie du résultat escompté par une palpation abdominale (pas toujours aisée à interpréter pour un néophyte). Puis le chapelet formé par les vésicules embryonnaires disparaît rapidement pour donner un utérus uniformément épaissi. La palpation redevient faisable après la sixième semaine. Il sera plus prudent de présenter la chienne en cours de gestation au vétérinaire. Ainsi il pourra se rendre compte si la grossesse se déroule bien. En effectuant une radiographie dès la sixième semaine (mais plus sûrement à la septième), lorsque les squelettes des chiots seront minéralisés, ou encore mieux, en procédant à une échographie, méthode la plus fiable et la plus précoce, il pourra dénombrer le nombre de foetus, déceler d'éventuels obstacles à la mise-bas ou diagnostiquer des anomalies de position, prévoir la date de la mise-bas et, à votre demande, il restera disponible en cas de complication le moment venu. Si vous optez pour une césarienne de convenance, il vous fixera un rendez-vous car il faut agir avant les contractions.
Au cours du deuxième mois de gestation, évitez à votre chienne une activité trop intense. Surveillez la qualité de son alimentation pour prévenir tout risque de carence protéique, minérale et vitaminique. Le mieux est de la nourrir avec un aliment pour chiots dès la cinquième semaine de gestation. Mais attention, il faut contrôler le rationnement car le poids de la chienne en fin de gestation ne doit pas excéder 125% de son poids à la saillie. Il sera donc judicieux de n'augmenter sa ration que progressivement à partir de la cinquième semaine et seulement de 10% par semaine, en deux repas.
La gestation peut durer de 55 à 65 jours mais la moyenne est de 62 jours. Au-delà, il faudra s'inquiéter et soupçonner une rétention qui pourra éventuellement justifier le déclenchement artificiel de la mise-bas.
Et enfin, pour finir, l'on sait maintenant que l'état psychique de la chienne est important dans le bon déroulement de la gestation et pour l'avenir de ses petits. Alors, soyez particulièrement attentif, entourez-la, évitez-lui les stress inutiles.

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LA MISE-BAS

La température rectale normale chez une chienne est de 38°5. Lorsqu'une chute d'un degré sera constatée, la mise-bas s'annoncera alors dans les 24 heures. A ce moment-là, si ce n'est déjà fait, la chienne doit être isolée des autres animaux de la maison, au calme dans un local sans courant d'air. Elle est installée dans une caisse assez grande avec des parois qui empêcheront les bébés d'en sortir. Le fond de la caisse est constitué d'une serviette changée régulièrement. Pour faciliter la mise en place des pattes des chiots, on peut installer en dessous des noeuds de tissu ou des petits objets.
Le début du travail varie de deux à trente-six heures, période pendant laquelle les contractions utérines commencent et le col se relâche. Au stade de l'expulsion, les contractions sont plus fortes et plus rapprochées, associées à une participation des muscles abdominaux. Un sac amniotique apparaît à la vulve, contenant un chiot ; deux ou trois contractions plus tard fortes assurent son expulsion. L'ensemble du passage est d'une durée très variable, d'une minute à une heure. Quant au placenta, il sera éliminé en quelques minutes à plusieurs heures, après un ou des chiots ; dans le cas contraire, la chienne est exposée à des risques de métrite post-partum.
Dans la plupart des cas, vous n'aurez pas à intervenir ; votre seule présence suffira à rassurer la chienne. Bien sûr, il vaut mieux rester vigilant, surtout si la chienne est primipare. La portée comportera en moyenne trois à quatre petits. C'est d'ailleurs le bon nombre pour que la chienne ne s'épuise pas outre mesure à les élever.
Parfois il faut aider à expulser les chiots en les saisissant à l'aide d'un linge propre en tirant doucement, en même temps que les contractions, en direction des jarrets de la mère. La ligature du cordon ombilical se fait à un centimètre de l'abdomen avec du fil chirurgical (toutes les mères ne coupent pas comme il faudrait les cordons de leurs petits qui ont ensuite une hernie ombilicale). Il faut ensuite couper le cordon avec des ciseaux puis le nettoyer avec un antiseptique tel que de la teinture d'iode que vous appliquerez avec des compresses. La mère doit frictionner ses petits, sinon vous devrez la remplacer. C'est vital car les frictions de la cage thoracique participent au déclenchement des mouvements respiratoires. En cas de problème, les stimulants respiratoires que vous aura vendu le vétérinaire seront nécessaires à la survie des chiots.
Mais toutes les mises-bas ne se passent pas sans peine. Il y a des signes qui ne trompent pas : contractions normales ou fortes quatre heures après le début du travail, cessation des contractions chez une chienne paraissant fatiguée et possédant encore des chiots à naître, pertes d'aspect anormal (les pertes vert-noirâtres sont normales).
En cas d'atonie utérine, il est possible, après antisepsie de l'aire génitale et des deux mains, d'introduire dans le vagin un doigt ganté et lubrifié afin d'exercer une pression sur le plafond du bassin, en espérant que les contractions utérines reprennent. Mais à ce stade-là, un néophyte a tout intérêt à faire appel à un vétérinaire qui évitera bien des drames...
Il fera certainement usage d'ocytocine, substance hormonale dont la propriété est de renforcer les contractions. L'utilisation de l'ocytocine doit être faite avec discernement, injectée à la dose de 3 à 5 u.i. dans un intervalle de 30 minutes minimum. Après une naissance, un délai d'une heure doit être respecté avant de réitérer les injections.
Il est fortement déconseillé à un non-professionnel d'utiliser l'ocytocine car, administrée alors qu'existe un obstacle à la mise-bas (col insuffisamment ouvert, dystocie par obstruction irréductible, etc.), elle induira un décollement placentaire précoce qui tuera les foetus et même éventuellement une rupture de l'utérus qui pourra se révéler fatal à la chienne. Après toutes ces tentatives, il faudra bien avoir recours à la césarienne.

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LA CROISSANCE

Le jour de la naissance, les mamelles de la chienne produisent du colostrum (protection passive contre les maladies). Ensuite viendra la production de lait. Parfois il arrive que la maman ne s'occupe pas bien de ses petits. Il faudra donc particulièrement et en premier lieu s'inquiéter du fait que les chiots hurlent sans discontinuer et tous en même temps. C'est qu'ils auront faim. Il faudra donc les alimenter artificiellement pendant un certain temps, jusqu'à ce qu'ils puissent téter leur mère. Un chiot est repu lorsqu'il n'a plus faim ! Ce n'est pas le cas quand les chiots sont au biberon ou à la sonde gastrique. Le meilleur signe de l'arrêt du repas est la distension de l'abdomen. Le chiot n'ayant pas de graisse de réserve, il est impossible de changer le rythme des repas : quand le repas est digéré, il lui faut se nourrir de nouveau sinon il peut entrer en hypoglycémie et mourir rapidement.
D'autres faits sont inquiétants : une chienne qui n'est jamais avec ses petits dans son panier ou qui ne s'occupe pas de leur toilette (elle doit lécher l'anus des chiots et absorber leurs déjections) ; des chiots au gros ventre douloureux alors qu'ils ne viennent pas de manger. Il y a plusieurs raisons au désintérêt de la mère pour ses petits : sa température peut être supérieure à 38°5 ; elle peut souffrir d'une mammite (mamelle plus chaude avec une couleur rouge à violacée) ; ou tout simplement c'est une jeune maman qui n'a pas encore d'expérience, auquel cas il faudra l'assister lors des premières tétées.
La chienne doit au moins être avec ses chiots six fois par jour et les laisser téter. Si ce n'est pas le cas, il faut la coincer en position couchée pour que les petits puissent atteindre les mamelles.
Le moyen le plus sûr de vous rendre compte si les chiots ont une croissance normale est de les peser tous les jours à la même heure. Les deux premiers jours, leur poids stagnera certainement et même pourra diminuer un peu mais cela ne doit plus être le cas dès le troisième jours. Le poids augmente d'environ 5 à 10% par jour : au douzième jour, le chiot devra avoir doublé de poids.
Il semble que les chiots prennent vite des habitudes et adoptent une mamelle plutôt qu'une autre. Une hypothèse est avancée selon laquelle les chiots se définiraient dès le plus jeune âge en dominants et dominés. Les premiers choisiraient donc les mamelles inguinales (postérieures), plus productives que les axillaires (antérieures), ce qui accroîtrait leur avantage physique. Il n'y a pas lieu de s'en inquiéter car si la pesée journalière ne révèle pas des retards éventuels de croissance, pourquoi intervenir dans ces placements spontanés ? On pourra toujours avoir recours, si c'était le cas, à un complément au biberon ou isoler les gloutons un moment pendant que le plus faible profite "de la bonne mamelle" !
Entre le 12ème et le 14ème jour, les chiots commencent à ouvrir les yeux. Le rythme des tétées est de toutes les trois heures, puis toutes les quatre heures. Ils partagent leur temps entre les tétées et le sommeil.
A la troisième semaine, débute la phase de transition pendant laquelle le sevrage peut commencer progressivement sur une semaine en moyenne. Ils commencent à jouer entre eux pour manifester, une ou deux semaines plus tard, un comportement de groupe. On peut déjà commencer à deviner leur personnalité future.
L'activité ludique est essentielle pour leur bon développement. Après les découvertes sensorielles, les aspects du comportement adulte se révèlent dans les jeux : l'affût, la course, la garde, la proie fictive secouée entre les mâchoires, la domination des uns sur les autres, etc. Les contacts avec l'homme se développeront vers l'âge de six semaines. Les chiots grandissant dans un élevage "industriel" en seront frustrés ce qui est dommageable car cette période de socialisation est cruciale pour l'avenir.

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LA PUBERTÉ


La puberté est le passage de l'état de chiot à celui d'adulte.
Chez la femelle, elle se concrétise par l'apparition des premières chaleurs, souvent spectaculaires (gros développement des mamelles, pertes importantes, gonflement de la vulve qui ne reviendra jamais à son volume d'avant). Son comportement à ce moment-là est changeant : nervosité, inquiétude, miction fréquente.
Chez les mâles, la conséquence la plus manifeste est qu'il se met à lever la patte pour uriner alors qu'auparavant, il se contentait de s'accroupir. Et il en profite pour marquer son territoire... Il commence à s'intéresser aux odeurs de ses congénères et adopte une attitude plus "masculine"...

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