LE TROISIEME AGE

Ce n'est pas le chapitre le plus agréable mais il est néanmoins nécessaire car la jeunesse n'a qu'un temps... On sait, dès qu'on ouvre sa porte à un chien, qu'il a une durée de vie moyenne tellement plus courte que la nôtre qu'irrémédiablement on le verra disparaître beaucoup trop tôt.
Tout comme les humains, les chiens ne sont pas égaux face à ce phénomène. Il n'est donc pas utile de nous voiler la face. Bien au contraire, on peut, grâce à notre vigilance, offrir une vieillesse plus confortable à notre compagnon et, pourquoi pas, la prolonger de quelques années.
Il est difficile de fixer une durée de vie pour chaque chien mais il n'est pas rare d'en rencontrer qui portent fièrement leur quinze ans et plus. S'il faut fixer une moyenne (toutes races confondues), disons qu'elle se situe vers les douze ans en tenant compte de tous les paramètres et notamment la mortalité précoce (vers huit ans) due aux cancers et problèmes cardiaques. De là l'importance d'un suivi vétérinaire sérieux et plus fréquent lorsque l'animal prend de l'âge.
Certains phénomènes vous mettront la puce à l'oreille et parmi ceux-ci, citons :

L'hygiène de vie est importante. Elle dépendra bien sûr en grande partie du maître. En vieillissant, le chien a moins de besoins en calories ; on veillera donc à diminuer la part de viande remplacée par une augmentation des légumes, tout en conservant la même quantité de riz. Si l'animal est habitué à l'alimentation industrielle, on privilégiera la nourriture spécialement conçue pour les chiens âgés, tout comme on avait, lors de sa croissance, préféré l'alimentation spéciale pour chiots. Il existe aussi une nourriture adaptée à certain cas ; elle vous sera conseillée par le vétérinaire selon son diagnostic.
Un dernier point, mais on l'aura compris, un chien qui a su conserver une allure svelte grâce à l'exercice et à une alimentation raisonnable vieillira mieux !
Malgré tous vos soins et ceux de votre vétérinaire, il arrivera toujours un jour où l'échéance fatale sera proche... Pourquoi prolonger ses souffrances lorsque plus rien ne peut être tenté ? Ce sera une décision lourde à prendre mais je pense qu'il ne faut pas hésiter à abréger ses souffrances en ayant recours à l'euthanasie que vous conseillera certainement le praticien honnête. Rassuré par votre présence, votre compagnon s'endormira calmement et paisiblement...